Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Alice et Hugo en vadrouille

Alice et Hugo en vadrouille

Suivez nos étapes autour du Monde !


On réapprend le métier !

Publié par Hugo & Alice sur 27 Juillet 2015, 12:49pm

Catégories : #Pérou

A presque un mois du retour (sortez le fromage et le saucisson, on arrive), il était temps de voir si je savais toujours à quoi ressemble une molaire.

Pour cela direction l'association Munay Wasi, à Andahuaylas.

Cette association, fondée il y a une vingtaine d'année par Monique, une infirmière nantaise, vient en aide aux paysans de cette région à travers l'éducation et l'accès au soin. Elle accueille plusieurs groupes de volontaires tout au long de l'année pour différents projets : construction d'école, de divers bâtiments...

Les bénévoles sont logés dans le bâtiment principal de l'association qui comporte aussi une école, un petit magasin, un potager...

On réapprend le métier !On réapprend le métier !
On réapprend le métier !On réapprend le métier !

Il y a aussi un beau cabinet dentaire et c'est ce dernier qui nous intéresse. Quelques dentistes bénévoles français y viennent ponctuellement apporter leur aide.

Le Dr Javier, un dentiste péruvien, y vient bénévolement une matinée par semaine. C'est lui qui nous accueille jeudi matin à notre arrivée. Il nous explique un peu le fonctionnement du cabinet, la gestion du planning, les soins possibles nous demande si on a des questions et nous confie les clés du cabinet.

On réapprend le métier !

Le cabinet est plutôt bien équipé, même si on y trouve quelques curiosités historiques.

Superbe machine à amalgame avec encore du mercure dedans, et petit tournevis pour bloquer la fraise sur la turbine.Superbe machine à amalgame avec encore du mercure dedans, et petit tournevis pour bloquer la fraise sur la turbine.

Superbe machine à amalgame avec encore du mercure dedans, et petit tournevis pour bloquer la fraise sur la turbine.

Un bon vieux poupinel

Un bon vieux poupinel

Le fauteuil date aussi d'une époque que je n'ai pas connu.

Pour sélectionner le contre angle que je veux utiliser il faut jouer avec quelques boutons, tourner, tirer. Idem pour avoir de l'eau qui sort de la turbine, mais du coup l'eau coule de partout.

On a passé un petit moment pour trouver comment faire marcher l'aspiration. Vous ne le savez peut-être pas mais chez votre dentiste, le petit aspirateur à salive se déclenche automatiquement quand il le décroche de son support. Ici il y a une pédale qu'il faut maintenir enclenchée tout le temps du soin d'un pied, pendant que l'autre contrôle la pédale de la turbine.

Ca fuit !

Ca fuit !

Le rouleau de PQ, c'est normal : on nettoie tout avec.

Le rouleau de PQ, c'est normal : on nettoie tout avec.

Le calendrier de la torture, juste sous nos yeux.

Le calendrier de la torture, juste sous nos yeux.

Il y a un labo de prothèse tout équipé, mais malheureusement pas le prothésiste qui va avec. Si un de mes confrères me lit et qu'il a envie de venir et d'emmener avec lui son prothésiste préféré ils seront les bienvenus.

On réapprend le métier !

Quel type de soin avons-nous fait ?

- des implants

Nan, j'déconne.

- des soins conservateurs = creuser un trou, reboucher le trou.

Pas de possibilités de faire de l'endodontie (=enlever le nerf) car pas de radiologie.

- de la prophylaxie

- des avulsions = arracher les dents

- de la prothèse

Pas de prothèse fixée (les couronnes) car pas d'endodontie.

La prothèse amovible était limitée également déjà par manque de temps, mais aussi car comme je l'ai dit plus haut il n'y avait personne dans le laboratoire. Nous passions par un labo privé. Les patients devaient donc payer les 150 soles (45 euros) que nous facturait le prothésiste, ce qui est une grosse somme pour eux que tout le monde ne pouvait pas débourser.

On réapprend le métier !On réapprend le métier !
Modèles coulés en beton alvéolé, c'est du solide !

Modèles coulés en beton alvéolé, c'est du solide !

Pour les patients, on avait de tout : de 4 à 95 ans (bon, on n'y croit pas trop aux 95 ans, l'âge et une notion assez floue ici) ; de la jeune fille aux dents impeccables qui vient pour un détartrage au monsieur de 45 à qui il ne reste plus que trois dents branlantes.

Certains ne parlent que le quechua, heureusement il y avait toujours quelqu'un dans le coin pour traduire.

On leur demandait une participation de 4 soles (1,20 euros) par acte.

Quelques uns se disaient que tant qu'un docteur était dans le coin autant en profiter, alors ils me parlaient de tous leurs problèmes : infection urinaire, lumbago, ongles incarnés (avec démonstration à l'appui).

Nous avons essayé d'instaurer des rendez-vous mais c'était peine perdue, ils venaient de toute façon quand ils en avaient envie, quelles que soient les horaires d'ouverture, le plus souvent juste au moment où l'on fermait le cabinet.

Mais ils étaient globalement très sympathiques et souriants.

Faut s'habituer à bosser avec des enfants qui courent un peu partout...

Faut s'habituer à bosser avec des enfants qui courent un peu partout...

...ou qui dorment dans un coin.

...ou qui dorment dans un coin.

Fauteuil dernier cri avec télé pour le patient

Fauteuil dernier cri avec télé pour le patient

Mais qu'à donc fait el señor doctor Hugo pendant tout ce temps ? Il vous le dira lui même dans un prochain article.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Bravo pour cette idée de se rendre utile auprès des plus pauvres afin d'occuper un temps de pause dans ce périple extraordinaire. C'est généreux et enrichissant. <br /> Vous allez bientôt reprendre le sac pour faire un bout de chemin avec Quentin, alors à tous trois nous souhaitons bonnes découvertes. Bises.
Répondre
M
Le cabinet était quand même mieux équipés que lors de ton bénévolat à Madagascar ?
Répondre
H
Carrément : à Madagascar il n'y avait pas de cabinet du tout. On soignait les patients assis sur des chaises.
M
Quelle riche expérience !! je vais montrer tes photos à Aymeric ! lol
Répondre

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents